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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 11:17

 

Le métier de basse lisse

  

 

 

Barlettes - Basse lisse, petites cordelettes permettant de relier les bâtons de lisses aux bâtons de lames.

Barre - Basse lisse, dans l'ancien métier ; pièce en bois rond d'environ 1,80 m. de long et 12 à 15 cm. de diamètre servant de levier pour donner à l'ensouple d'arrière le mouvement de torsion provoquant la tension de la chaîne. La barre est pratiquement constituée par un solide pied de chêne de diamètre approprié. L'une des extrémités de la barre est rendue solidaire de l'ensouple d'arrière par l'intermédiaire de la « manche » (voir ce mot), l'autre extrémité reçoit le câble, lui-même

actionné par le treuil. Les anciens métiers comportant cet accessoire sont désignés sous l'appellation « métier à barre ».

 

Camperche - Basse lisse, pièce de bois destinée à supporter les sautereaux. Le camperche est placé parallèlement aux ensouples sous la nappe de chaîne, à environ 50 cm. de cette dernière et approximativement dans l'axe du métier. Chaque extrémité du camperche repose sur des étriers eux-mêmes fixés à chacune des jumelles.

 

Chevilles - Haute et basse lisse, petits crampons en fer placés dans les rainures des ensouples et servant à maintenir en place le verdillon.  

Cliquet - Haute et basse lisse, petite pièce d'acier mobile autour d'un axe jouant sur les roues dentées dont sont munies les extrémités des ensouples et permettant d'immobiliser ces dernières.  

Contrefort - Basse lisse, sorte d'arc boutant, en fer rond, servant à fixer au plancher les coterets.  

Coterets - Haute et basse lisse, robustes bâtis en bois supportant de chaque côté du métier les axes des ensouples. Les coterets sont souvent désignés sous le nom de jumelles.

Coulisseau - Basse lisse, partie évidée du camperche dans laquelle peut coulisser le sautereau.

Coussin - De forme rectangulaire, d'environ 35 cm. sur 50 cm., se place sur le banc en bois du métier, rendant plus confortable la position assise du lissier.

Ensouples - Cylindres en bois ou en métal dont les axes reposent sur les cote-rets ou jumelles : - basse lisse, les deux ensouples sont situées dans un plan quasi horizontal; sur l'ensouple de « derrière », la plus éloignée du lissier, est enroulée la chaîne vierge, sur l'ensouple de « devant » s'enroule la tapisserie en cours de tissage. haute lisse, les deux ensouples sont situées dans un plan vertical, l'ensouple du haut portant la chaîne vierge, l'ensouple du bas la tapisserie.

Flûte - Basse lisse, sorte de navette en bois tourné qui, chargée de laine ou de soie, sert à passer les fils de trame entre les deux nappes de chaîne durant le tissage.

Frette - Cercle de fer renforçant les extrémités des ensouples.

Gorge du verdillon - Rainure longitudinale prévue dans chaque ensouple pour recevoir et fixer le verdillon.

Grattoir - Basse lisse, sorte de petit peigne plat, en bois ou en métal, à dents très courbes, servant à insérer dans la chaîne les fils de la trame.

Grilles - Sortes de claies en bois, fixées verticalement au mur du magasin d'assortiment et portant dans un plan légèrement oblique des rangées horizontales de tiges de métal espacées d'environ 10 cm. dans lesquelles sont placées les bobines garnies de laine. La présentation sur grilles des bobines de laines classées par familles de couleurs et par gammes permet au coloriste la recherche facile d'une teinte déterminée.

Jambe de force - Haute et basse lisse, accessoire utilisé sur les métiers de grande dimensions pour neutraliser les flexions que peuvent prendre les ensouples sous l'effet de la tension de la chaîne. La jambe de force se place au centre du métier entre les deux ensouples dont elle maintient le parallélisme.

 

Jumelles - Voir coterets.

Jumelles de tension - Haute et basse lisse, dispositif, dont l'essentiel est une vis sans fin, placé sur chaque coteret et dont la manœuvre permet de donner un mouvement de translation à l'ensouple de derrière du métier de basse lisse ou à l'ensouple du bas du métier de haute lisse.

Lisses ou lices - Basse lisse, petites cordelettes embarrant dans le métier chaque fil de chaîne. Tous les fils de numéro pair sont embarrés dans une même série de lisses, tous les fils de numéro impair dans une autre

série. Les lisses de chaque série sont reliées ensemble par le bâton de lame (voir ce mot) qui, actionné lui-même par une pression du pied sur une marche fait abaisser sur 40 cm. une des nappes de chaîne. — Haute lisse, seuls les fils de chaîne de la nappe arrière sont équipés de lisses; la nappe est maintenue écartée par le bâton de croisure . Les lisses supportées par la perche de lisses , actionnées par traction de la main, permettent d'amener en avant les fils de la nappe arrière et de les croiser avec ceux de la nappe avant qui reste fixe.

 

Manche - Dans les anciens métiers à barre, accessoire de fer permettant de fixer le tendoir à l'ensouple.

Marches - Basse lisse, sortes de pédales en bois reliées aux bâtons de lisse par l'intermédiaire du sautereau. En appuyant alternativement sur chaque marche le basse-lissier fait abaisser l'une ou l'autre des nappes de chaîne.

Peigne - Outil du lissier, habituellement en buis, à l'aide duquel il tasse fortement les duites dans la chaîne.

Perche de lisse - Haute lisse, pièce de bois fixée au-dessus de la tête du lissier, parallèlement aux ensouples et servant de support aux lisses.

Poinçon - Outil en fer servant à égaliser les fils de chaîne.

Râteau - Voir vautoir.

Rolls - Tubes en carton tenant lieu de bobines sur lesquels, venant de filature, sont livrés les fils de coton pour chaîne.

 Roue à bobiner - Sorte de rouet servant à dévider les écheveaux sur les bobines.

 Roue  à flûter - Sorte de rouet servant à dévider les bobines sur les flûtes.

 Sautereau - Basse lisse, de l'italien « saltarella », petite danseuse. Accessoire en bois et métal évoquant une balance. Aux fléaux de cette balance sont accrochés en haut les bâtons de lame et en bas les marches. Les sautereaux sont placés dans le coulisseau du camperche.

Table à dessin - Basse lisse, planche placée à quelques centimètres sous la nappe de chaîne contre l'ensouple de devant et sur laquelle repose le carton. On dit aussi planche à dessin.

Tentoir - Dans les anciens métiers à barre, sorte de levier en bois permettant par l'intermédiaire d'un câble et d'un treuil de donner à l'ensouple sur laquelle il est fixé à l'aide de la manche, un mouvement de torsion.

Toupie - Appellation courante du sautereau.

Tourillons - Axes de rotation en acier fixés à chacune des extrémités des ensouples.

Tournette - Sorte de tambour en forme de cage à écureuil servant à dévider les écheveaux.

Treuil - Basse lisse, dans les anciens métiers à barre, un petit treuil en bois supporté par un bâti fixé à une des jumelles permet, à l'aide d'un câble, de manœuvrer la barre et d'obtenir la tension de la chaîne par torsion de l'ensouple d'arrière.

Vautoir - Haute et basse lisse, épaisse règle de bois plantée de clous et servant à monter la chaîne sur les métiers.

Verdillon - Sorte de tringle en fer servant à fixer dans les gorges des ensouples le début et la fin de la chaîne.

 

 

 

    

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 16:21

 

Le tissage d'une tapisserie d'Aubusson

 

La première étape dans l'élaboration d'une tapisserie consiste en la création d'une maquette par l'artiste. Cette maquette est transformée en carton aux dimensions réelles de la future tapisserie. Toutes les formes sont numérotées en fonction de la couleur des laines. A chaque numéro correspond une couleur. D'autres indications apparaissent pour guider le lissier lors du tissage.

 


 


 

La chaîne est montée sur un métier de basse lisse. Elle est la structure de la future tapisserie. Un carton peint ou numéroté est placé sous les fils de cette chaîne. Les laines teintes aux couleurs du carton sont enroulées sur des flûtes. En tissant, le lissier sépare les fils pairs et impairs à l'aide de pédales placées sous le métier et forme la trame en suivant les motifs et les couleurs du carton avec les flûtes. La durée du tissage est en fonction de la composition et de la complexité de l'œuvre de l'artiste.

 


  

 

Eléments de tissage

 

revers d'une tapisserie : relais cousus, croisures    

 

 revers d'une tapisserie : battages, rayures


   
revers d'une tapisserie : lisière cousue


 

Pour reconnaître une tapisserie d’Aubusson
 

Pour qu'une tapisserie d'Aubusson soit une œuvre d'art originale, chaque modèle est limité à 8 exemplaires numérotés dans le tissage E/A n° 1, E/A n° 2 et de 1/6 à 6/6. Sont tissés également le sigle de l'atelier et la signature de l'artiste.
Chaque tapisserie doit être accompagnée d'un certificat d'authenticité comportant son nom, son numéro de tissage, ses dimensions, le sigle de la manufacture ou de l'atelier et la signature autographe de l'artiste.
 

 

 

 

Aux côtés de la tapisserie de basse (ou de haute) lisse réalisée à la main existent des productions diverses qui ne sont pas considérées comme œuvres originales : 

 

    - Les tapisseries réalisées d'après des oeuvres d'art existantes (peintures, aquarelles, dessins, etc.). De ce fait, elles ne sont pas des œuvres originales (une tapisserie tissée d'après une peinture de Van Gogh, de Gauguin ou de Modigliani par exemple est une reproduction).

 

    - Les tapisseries Jacquard, tissage mécanique du nom du Lyonnais Joseph-Marie Jacquard (1752-1834).

 

    - Les tapisseries sérigraphiées sur laine. C'est une impression réalisée sur un tissu reps afin de créer l'illusion du tissage.

 

    - Les tapisseries, dites de style, désignent des œuvres de lisse, de tissage récent, réalisées selon des modèles anciens. Ne pas les confondre avec des tapisseries d'époque tissées aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Reconnaître une tapisserie d’Aubusson

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 14:04

 

La tapisserie d'Aubusson
Cinq siècles de tradition

 


 

 

 


La tapisserie d'Aubusson est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO.


 Article de l'UNESCO :

 Tradition pluriséculaire, l’artisanat de la tapisserie d’Aubusson consiste dans le tissage d’une image selon des procédés pratiqués à Aubusson et quelques autres localités de la Creuse (France). Cet artisanat produit des tentures généralement de grande taille destinées à orner des murs, mais aussi des tapis et des pièces de mobilier. La tapisserie d’Aubusson s’appuie sur une image de tout style artistique, préparée sur un carton par un peintre cartonnier. Le tissage est effectué manuellement par un lissier sur un métier à tisser placé à l’horizontale, sur l’envers de la tapisserie, à partir de laines teintes artisanalement sur place. Ce procédé exigeant implique un temps de réalisation et un coût importants. Les tapisseries d’Aubusson sont une référence dans le monde entier, au point qu’« Aubusson » est devenu un nom commun dans certaines langues. La production de tapisseries à Aubusson et à Felletin fait vivre trois petites entreprises et une dizaine d’artisans lissiers indépendants, suscitant une activité induite significative (production de laine et filature, commerce, produits dérivés, musée, expositions et tourisme). Pour stabiliser le niveau d’activité et éviter la rupture de la chaîne de transmission, il est nécessaire d’intéresser les jeunes générations et de promouvoir ce patrimoine.


 

 

 

La tapisserie d'Aubusson

 

Collection de tapisseries d'Aubusson

Créations contemporaines

 

La tapisserie d'Aubusson
La tapisserie d'Aubusson

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aubusson-tapisseries aubusson - dans Tapisseries d'Aubusson
9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 14:02
 

 



Tissage d'une tapisserie par l'atelier d'un "Meilleur Ouvrier de France".

 

 

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