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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 11:30

 

Le métier de basse lisse

  

 

 

Barlettes - Basse lisse, petites cordelettes permettant de relier les bâtons de lisses aux bâtons de lames.

Barre - Basse lisse, dans l'ancien métier ; pièce en bois rond d'environ 1,80 m. de long et 12 à 15 cm. de diamètre servant de levier pour donner à l'ensouple d'arrière le mouvement de torsion provoquant la tension de la chaîne. La barre est pratiquement constituée par un solide pied de chêne de diamètre approprié. L'une des extrémités de la barre est rendue solidaire de l'ensouple d'arrière par l'intermédiaire de la « manche » (voir ce mot), l'autre extrémité reçoit le câble, lui-même

actionné par le treuil. Les anciens métiers comportant cet accessoire sont désignés sous l'appellation « métier à barre ».

 

Camperche - Basse lisse, pièce de bois destinée à supporter les sautereaux. Le camperche est placé parallèlement aux ensouples sous la nappe de chaîne, à environ 50 cm. de cette dernière et approximativement dans l'axe du métier. Chaque extrémité du camperche repose sur des étriers eux-mêmes fixés à chacune des jumelles.

 

Chevilles - Haute et basse lisse, petits crampons en fer placés dans les rainures des ensouples et servant à maintenir en place le verdillon.  

Cliquet - Haute et basse lisse, petite pièce d'acier mobile autour d'un axe jouant sur les roues dentées dont sont munies les extrémités des ensouples et permettant d'immobiliser ces dernières.  

Contrefort - Basse lisse, sorte d'arc boutant, en fer rond, servant à fixer au plancher les coterets.  

Coterets - Haute et basse lisse, robustes bâtis en bois supportant de chaque côté du métier les axes des ensouples. Les coterets sont souvent désignés sous le nom de jumelles.

Coulisseau - Basse lisse, partie évidée du camperche dans laquelle peut coulisser le sautereau.

Coussin - De forme rectangulaire, d'environ 35 cm. sur 50 cm., se place sur le banc en bois du métier, rendant plus confortable la position assise du lissier.

Ensouples - Cylindres en bois ou en métal dont les axes reposent sur les cote-rets ou jumelles : - basse lisse, les deux ensouples sont situées dans un plan quasi horizontal; sur l'ensouple de « derrière », la plus éloignée du lissier, est enroulée la chaîne vierge, sur l'ensouple de « devant » s'enroule la tapisserie en cours de tissage. haute lisse, les deux ensouples sont situées dans un plan vertical, l'ensouple du haut portant la chaîne vierge, l'ensouple du bas la tapisserie.

Flûte - Basse lisse, sorte de navette en bois tourné qui, chargée de laine ou de soie, sert à passer les fils de trame entre les deux nappes de chaîne durant le tissage.

Frette - Cercle de fer renforçant les extrémités des ensouples.

Gorge du verdillon - Rainure longitudinale prévue dans chaque ensouple pour recevoir et fixer le verdillon.

Grattoir - Basse lisse, sorte de petit peigne plat, en bois ou en métal, à dents très courbes, servant à insérer dans la chaîne les fils de la trame.

Grilles - Sortes de claies en bois, fixées verticalement au mur du magasin d'assortiment et portant dans un plan légèrement oblique des rangées horizontales de tiges de métal espacées d'environ 10 cm. dans lesquelles sont placées les bobines garnies de laine. La présentation sur grilles des bobines de laines classées par familles de couleurs et par gammes permet au coloriste la recherche facile d'une teinte déterminée.

Jambe de force - Haute et basse lisse, accessoire utilisé sur les métiers de grande dimensions pour neutraliser les flexions que peuvent prendre les ensouples sous l'effet de la tension de la chaîne. La jambe de force se place au centre du métier entre les deux ensouples dont elle maintient le parallélisme.

 

Jumelles - Voir coterets.

Jumelles de tension - Haute et basse lisse, dispositif, dont l'essentiel est une vis sans fin, placé sur chaque coteret et dont la manœuvre permet de donner un mouvement de translation à l'ensouple de derrière du métier de basse lisse ou à l'ensouple du bas du métier de haute lisse.

Lisses ou lices - Basse lisse, petites cordelettes embarrant dans le métier chaque fil de chaîne. Tous les fils de numéro pair sont embarrés dans une même série de lisses, tous les fils de numéro impair dans une autre

série. Les lisses de chaque série sont reliées ensemble par le bâton de lame (voir ce mot) qui, actionné lui-même par une pression du pied sur une marche fait abaisser sur 40 cm. une des nappes de chaîne. — Haute lisse, seuls les fils de chaîne de la nappe arrière sont équipés de lisses; la nappe est maintenue écartée par le bâton de croisure . Les lisses supportées par la perche de lisses , actionnées par traction de la main, permettent d'amener en avant les fils de la nappe arrière et de les croiser avec ceux de la nappe avant qui reste fixe.

 

Manche - Dans les anciens métiers à barre, accessoire de fer permettant de fixer le tendoir à l'ensouple.

Marches - Basse lisse, sortes de pédales en bois reliées aux bâtons de lisse par l'intermédiaire du sautereau. En appuyant alternativement sur chaque marche le basse-lissier fait abaisser l'une ou l'autre des nappes de chaîne.

Peigne - Outil du lissier, habituellement en buis, à l'aide duquel il tasse fortement les duites dans la chaîne.

Perche de lisse - Haute lisse, pièce de bois fixée au-dessus de la tête du lissier, parallèlement aux ensouples et servant de support aux lisses.

Poinçon - Outil en fer servant à égaliser les fils de chaîne.

Râteau - Voir vautoir.

Rolls - Tubes en carton tenant lieu de bobines sur lesquels, venant de filature, sont livrés les fils de coton pour chaîne.

 Roue à bobiner - Sorte de rouet servant à dévider les écheveaux sur les bobines.

 Roue  à flûter - Sorte de rouet servant à dévider les bobines sur les flûtes.

 Sautereau - Basse lisse, de l'italien « saltarella », petite danseuse. Accessoire en bois et métal évoquant une balance. Aux fléaux de cette balance sont accrochés en haut les bâtons de lame et en bas les marches. Les sautereaux sont placés dans le coulisseau du camperche.

Table à dessin - Basse lisse, planche placée à quelques centimètres sous la nappe de chaîne contre l'ensouple de devant et sur laquelle repose le carton. On dit aussi planche à dessin.

Tentoir - Dans les anciens métiers à barre, sorte de levier en bois permettant par l'intermédiaire d'un câble et d'un treuil de donner à l'ensouple sur laquelle il est fixé à l'aide de la manche, un mouvement de torsion.

Toupie - Appellation courante du sautereau.

Tourillons - Axes de rotation en acier fixés à chacune des extrémités des ensouples.

Tournette - Sorte de tambour en forme de cage à écureuil servant à dévider les écheveaux.

Treuil - Basse lisse, dans les anciens métiers à barre, un petit treuil en bois supporté par un bâti fixé à une des jumelles permet, à l'aide d'un câble, de manœuvrer la barre et d'obtenir la tension de la chaîne par torsion de l'ensouple d'arrière.

Vautoir - Haute et basse lisse, épaisse règle de bois plantée de clous et servant à monter la chaîne sur les métiers.

Verdillon - Sorte de tringle en fer servant à fixer dans les gorges des ensouples le début et la fin de la chaîne.

 

 

 

    

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 10:28

 

Pour reconnaître une tapisserie d’Aubusson
 

Pour qu'une tapisserie d'Aubusson soit une œuvre d'art originale, chaque modèle est limité à 8 exemplaires numérotés dans le tissage E/A n° 1, E/A n° 2 et de 1/6 à 6/6. Sont tissés également le sigle de l'atelier et la signature de l'artiste.
Chaque tapisserie doit être accompagnée d'un certificat d'authenticité comportant son nom, son numéro de tissage, ses dimensions, le sigle de la manufacture ou de l'atelier et la signature autographe de l'artiste.
Tapisseries d'Aubusson contemporaines

Aux côtés de la tapisserie de basse (ou de haute) lisse réalisée à la main existent des productions diverses qui ne sont pas considérées comme œuvres originales : 

 

    - Les tapisseries réalisées d'après des oeuvres d'art existantes (peintures, aquarelles, dessins, etc.). De ce fait, elles ne sont pas des œuvres originales (une tapisserie tissée d'après une peinture de Van Gogh, de Gauguin ou de Modigliani par exemple est une reproduction).

 

    - Les tapisseries Jacquard, tissage mécanique du nom du Lyonnais Joseph-Marie Jacquard (1752-1834).

 

    - Les tapisseries sérigraphiées sur laine. C'est une impression réalisée sur un tissu reps afin de créer l'illusion du tissage.

 

    - Les tapisseries, dites de style, désignent des œuvres de lisse, de tissage récent, réalisées selon des modèles anciens. Ne pas les confondre avec des tapisseries d'époque tissées aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Tapisseries d'Aubusson contemporaines

Tapisseries d'Aubusson contemporaines

Tapisseries d'Aubusson contemporaines

Tapisseries d'Aubusson contemporaines

Tapisseries d'Aubusson contemporaines
Tapisseries d'Aubusson contemporaines
Tapisseries d'Aubusson contemporaines
Tapisseries d'Aubusson contemporaines
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Tapisseries d'Aubusson contemporaines

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aubusson-tapisseries aubusson - dans Tapisseries d'Aubusson
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 10:27
 

 



Tissage d'une tapisserie par l'atelier d'un "Meilleur Ouvrier de France".

 

 

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